Le
clash : La Fontaine VS Rousseau
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vétéran |
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Le challenger |
Bienvenue sur la page web
de mon poème !
Voici
un poème qui évoque
la rencontre entre deux monuments de la littérature française.
Les paroles de
Rousseau
seront en Vert
Les paroles de La
Fontaine
seront en Jaune
Paris 1762
Bonjour, mon bon
Rousseau
Me voilà pour toi,
revenu
de là-haut !
Qui êtes-vous ?
(A part)
Est-il fou ?
Dans votre dernier
livre,
vous me défiiez
De mes fables, pour
les
enfants, vous montrer la vertue
Eh bien, par le
diable me
voilà revenu
Vous n’imaginez
pas, pour vous
parler
Ce dont j’ai dû me
défaire
Je vous prierais de
commencer tout de suite
Car je me dois
malheureusement d’en finir vite
J’ai les miennes,
comme
vous avez vos affaires
Parfait, sachez
donc que
contre l’apologue je n’ai rien
Que pour ma part,
je trouve
cela bien
Mon idée est que de
la morale,
l’histoire,
Dans l’esprit des
enfants
ôte le valoir,
Aussi le
réserverais-je à un public averti
Vous savez sans
doute que
Voltaire est de mon avis
J’alimente donc les
enfants
dans leurs déboires ?
Qu’en
est-il pour les
autres histoires ?
Vous préconisez
qu’on leur
ôte la lecture
Par crainte de leur
devenir
par le futur ?
Ne pensez vous pas
que la
lecture à la lecture suffit
Mais qu’à des
enfants dire
une morale, c’est en avoir trop dit ?
Cela est possible,
Trouveriez-vous mon
point
de vue à ce point risible ?
Nous préparons ces
enfants
à leur entrée dans la société
Ne serait-il pas
idiot du
droit chemin les écarter ?
Se serait là le
résultat
d’une morale mal interprétée
Que l’âge sans
doute
permettrait de raisonner,
Voudriez-vous des
livres où
seul le bien est fort
Afin que ce soit la
seule
image que les enfants adorent ?
Oui, des livres
qui, pour
les lire ne nécessitent rien
Pour que l’enfant
ne
raisonne que le bien
Pourtant, vous
aimez
Voltaire ?
Le lire peut me
plaire
Pourtant, dans son
conte
que de là-haut j’ai lu
A la fin, Zadig
semble bien
perdu.
Voltaire écrit à un
tout
autre niveau,
A des enfants,
donner cette
lecture serait en demander trop
Et seuls ceux qui à
la
morale, donnent son valoir
Sont en mesure de
lire
l’histoire
Mais n’est-il pas
possible
que si le mal est celui
Qui toujours est
vaincu, on ait pitié de lui ?
Non, car en rien le
mal
n’est bon
Le mal à ses
raisons,
Le loup en proie à
son
appétit,
N’est-il point en
droit de
manger une brebis ?
Ce ne serait là
qu’une vie
contre une vie
Je ne suis pas de
votre
avis,
Quand le loup aura
faim de
nouveau,
Serait-il juste
qu’il mange
l’agneau ?
C’est nous l’agneau
que le
loup dévore
Ce n’est là que la
raison
du plus fort
Il en a toujours
été ainsi,
Je retourne
d’ailleurs d’où
je viens : je l’ai promis
L'arbitre
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